Fédération Nationale des Retraités des Organismes Sociaux
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Retrouvez une sélection des principaux sujets /articles parus le mois dernier
1- Retraites
2 - Personnes âgées, Autonomie, Handicap
3 - Sécurité Sociale
4 - Santé
5 - Société
Le COR a consacré une séance à la capitalisation
Le Conseil d'orientation des retraites (COR), dans son rapport de décembre 2025, s'est livré à une analyse approfondie de l’équilibre entre répartition et capitalisation. Bien que le modèle français repose constitutionnellement sur la solidarité intergénérationnelle, le COR souligne l'importance des réserves financières déjà constituées, lesquelles s'élevaient, fin 2024, à plus de 213 Md€, soit environ 7,3% du PIB. Cette épargne institutionnalisée, gérée notamment par des organismes comme l'Agirc-Arrco est un fonds nécessaire destiné à lisser les chocs démographiques futurs.
Le COR soupèse les avantages et les risques inhérents à un recours accru aux fonds de pension. Parmi les arguments favorables, les partisans d’une part accrue de capitalisation avancent que l'investissement sur les marchés financiers permet de capter la croissance mondiale et de dégager des rendements potentiellement supérieurs à la croissance de la masse salariale dans une Europe vieillissante. Cette approche favoriserait également le financement de l'économie réelle par des fonds propres stables, répondant ainsi aux besoins de transition écologique et d'innovation technologique.
Fonds de pension : le Conseil d’orientation des retraites soupèse le pour et le contre
La Cour des comptes analyse la mise en place de la branche Autonomie
Un rapport récemment publié par la Cour des comptes rappelle que la transition de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) vers son statut actuel n'a pas été accompagnée de la création d'un réseau territorial propre. La caisse doit, de ce fait, orchestrer une nébuleuse complexe d'acteurs autonomes, tels que les départements et les agences régionales de santé (ARS). Aux yeux de la Cour des comptes, cette absence de subordination hiérarchique sur les relais locaux, conjuguée à une gouvernance jugée pléthorique et lestée par une multitude d'instances consultatives, entrave la capacité de la Caisse à imposer une direction stratégique unifiée. La Cour des comptes préconise une consolidation impérative de cette organisation, avec un resserrement de ses structures de délibération et une articulation plus étroite des objectifs conventionnels. L'objectif est de substituer une logique de pilotage intégré à l'actuelle sédimentation d'initiatives territoriales disparates. L’instauration du service public départemental de l’Autonomie (SPDA) devrait offrir à la CNSA le relais territorial qui lui faisait jusqu'alors défaut, permettant ainsi de rationaliser le pilotage local et de substituer une porte d'entrée unique au morcellement actuel des interventions
Loi de financement de la sécurité sociale pour 2026
La Loi du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026 a été publiée au Journal officiel du 31 décembre 2025 : Suspension de la réforme des retraites dite "Borne" en 2026 et 2027, 8 milliards d’euros supplémentaires pour les dépenses d'assurance maladie, nouveau congé de naissance indemnisé... Que contient la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 qui prévoit de réduire le déficit social à 19,4 milliards d'euros ?
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Une réforme de la lutte contre la fraude sous tension entre secret médical et efficacité des contrôles
Le projet de loi de lutte contre les fraudes sociales et fiscales débattu en séance publique le 13 janvier 2026 vise, par son article 5, à sécuriser la coopération entre assurances maladie obligatoire et complémentaire. Ce projet prévoit d’encadrer les échanges de données de santé afin de mieux détecter les fraudes tout en protégeant les données sensibles.
Ce projet de loi ravive un conflit ancien entre complémentaires et syndicats professionnels (opticiens, dentistes), qui craignent que l’accès aux données détaillées ne permette de reconstituer les pathologies, d’influer sur les protocoles de soins et d’ajuster les tarifs au détriment des assurés, en portant atteinte au secret médical.
Accès aux soins, prévention, suivi médical : ce qui change pour les assurés et les médecins libéraux en 2026
En 2026, de nouvelles mesures de la convention médicale entrent en vigueur, prolongeant l’engagement de l’Assurance Maladie pour améliorer la prise en charge des assurés et conforter la médecine libérale. Avec une priorité forte et renouvelée : une médecine de ville accessible à tous et de qualité.
Santé des personnes âgées / gériatrie : avec le vieillissement de la population, la gériatrie joue un rôle essentiel dans le suivi des personnes âgées. La consultation du gériatre est ainsi revalorisée à 42 €, contre 37 € actuellement (+5 €).
En parallèle, trois consultations longues pour les patients de plus de 80 ans, très attendues par les médecins traitants, voient le jour. Valorisées à hauteur de 60 €, elles reconnaissent le temps médical consacré par le médecin à l’accompagnement de ces patients âgés dans trois situations à la fois courantes et complexes de leurs parcours de soins : le retour à domicile après une hospitalisation, l’ouverture d’un dossier d’accompagnement social (APA) pour favoriser le maintien à domicile et la révision des traitements pour les patients polymédiqués.
Dossier de presse de l’Assurance Maladie
La Drees publie les comptes de la protection sociale pour l’année 2024
Les comptes de la protection sociale édition 2025, portant sur 2024, viennent d’être publiés par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), sous la supervision de Clément Dherbécourt et Mathilde Didier. Ils détaillent les ressources et les dépenses liées aux différents risques couverts par la protection sociale (santé, vieillesse, famille, emploi, etc.), en incluant les régimes complémentaires, l’assurance chômage, l’intervention sociale de l’État et des collectivités locales, ainsi que les organismes d’assurance et de prévoyance.
L'année 2024 se caractérise par une augmentation de 4,8% des prestations de protection sociale, pour atteindre 933 Md€. Cette dynamique est principalement portée par le risque "vieillesse-survie", dont les dépenses progressent de 6,5% sous l'effet de la revalorisation des pensions de base, et par le risque "santé" qui croît de 4%. Malgré cette hausse significative en valeur absolue, la part de ces prestations dans le PIB reste stable à près de 32%. Après deux années de forte inflation, les prestations sociales progressent à nouveau plus vite que l'indice des prix à la consommation, restaurant ainsi une partie du pouvoir d'achat des bénéficiaires.
La France demeure l'un des pays de l'Union européenne consacrant la part la plus élevée de sa richesse à la protection sociale
Médicament : en 10 ans, une prise en charge renforcée par l’Assurance Maladie
Face au vieillissement de la population, à la progression des maladies chroniques et à l’arrivée de traitements innovants, souvent plus coûteux, la prise en charge des médicaments augmente année après année.
En 2024, l’Assurance Maladie a remboursé 27,2 milliards d’euros de médicaments délivrés en pharmacies de ville, soit une hausse marquée de 7,2 % sur un an.
De manière globale, loin de reculer, le taux de remboursement a progressé de près de 7 points en une décennie, passant d’un niveau déjà élevé de 80,7 % en 2014 à 87,6 % en juin 2025 (en incluant certains médicaments prescrits à l’hôpital, la prise en charge dépasse 90 %).
La complémentaire santé solidaire (C2S) : rapport 2024
Le cinquième anniversaire de la complémentaire santé solidaire (C2S) marque des avancées significatives en termes de simplifications des démarches pour les assurés et en faveur des populations les plus vulnérables.
Dans un contexte toujours marqué par l’inflation, l’accès à la Complémentaire santé solidaire (C2S) se révèle primordial pour nos assurés éligibles. Avec près de de 7,7 millions de bénéficiaires à fin juillet 2024, on enregistre une augmentation de 4,5 % en un an (+ 3,5 % hors Mayotte). Ce résultat positif, qui illustre la montée en charge de ce dispositif depuis sa mise en place en 2019, est pour partie le fruit des actions déployées par l’Assurance Maladie, en lien avec les services ministériels et autres régimes, en vue de lutter contre le non-recours depuis plusieurs années, particulièrement au titre de l’année 2024.
Quand la désinformation menace la santé publique : les enseignements d’une mission d’expertise
Les professeurs Mathieu Molimard et Dominique Costagliola, ainsi que le docteur Hervé Maisonneuve, viennent de remettre les conclusions de la mission d’expertise qui leur avait été confiée en août 2025 par le ministre délégué chargé de la Santé et de l’Accès aux soins, Yannick Neuder. Leur rapport décrit un écosystème informationnel déséquilibré. La désinformation en santé y apparaît portée par des acteurs aux profils variés (influenceurs, groupes militants, acteurs économiques ou professionnels de santé s’exprimant hors de leur champ de compétence) et aux motivations multiples, principalement économiques, mais aussi idéologiques ou politiques.
Les auteurs soulignent un risque avéré pour la santé publique car cette désinformation affecte des domaines sensibles comme la vaccination, la nutrition, la santé mentale, la santé des femmes ou les pratiques de soins non conventionnelles, avec des conséquences concrètes sur les comportements de santé. Ils mentionnent notamment des refus de vaccination ou des interruptions de traitements efficaces au profit de thérapies non validées, susceptibles d’entraîner des pertes de chance et des décès évitables. À plus long terme, ces fausses informations pourraient contribuer au retour de maladies que l’on croyait maîtrisées, à une hausse de la mortalité infantile et à un recul de l’espérance de vie, constats déjà observés lors de crises sanitaires récentes.
"La désinformation tue", alerte le professeur Mathieu Molimard
Dates des élections municipales
Les élections municipales seront le principal rendez-vous politique de l’année, les 15 et 22 mars. Les précédentes avaient été fortement perturbées par le Covid-19.
Bilan démographique 2025 (Insee) : un solde naturel négatif pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale
L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) présente la situation démographique de la France en 2025. Au 1er janvier 2026, la population résidant en France atteindrait 69,1 millions d'habitants (+0,25% sur un an), dont 66,8 millions en métropole et 2,3 millions en outre-mer.
Le solde naturel deviendrait négatif (-6 000) pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, sous l'effet d'une baisse continue des naissances (645 000, -2,1% par rapport à 2024) et d'une hausse des décès (651 000, +1,5%), liée notamment à une épidémie de grippe hivernale virulente et des épisodes de fortes chaleurs. L'indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) recule à 1,56 enfant par femme (1,53 en métropole), soit son plus bas niveau depuis la Première Guerre mondiale. La fécondité est notamment en baisse pour les femmes de moins de 35 ans et l'âge moyen à l'accouchement s'établit aujourd'hui à 31,2 ans. L'espérance de vie à la naissance progresse toutefois légèrement de 0,1 an et s'établit à 85,9 ans pour les femmes et 80,3 ans pour les hommes.
Du nouveau pour la frise du 1er étage de la Tour Eiffel
Gustave Eiffel l’avait décidé dès que sa Tour a été érigée en 1889 : une frise de noms en lettres d’or orne le premier étage de l’édifice avec 72 patronymes, « les noms des plus grands savants qui ont honoré la France depuis 1789 ». A l’époque aucune femme n’avait pas été choisie par l’ingénieur.
Depuis plusieurs mois une commission pluridisciplinaire autour de l’association Femmes et Sciences et de la Société d’exploitation de la tour Eiffel, a proposé à la mairie de Paris (propriétaire de la tour Eiffel) le choix de 72 femmes scientifiques.
Les noms ont été révélés le lundi 26 janvier 2026. Ces « femmes en or », puisque leurs noms s’afficheront en lettres dorées de 60 cm de hauteur, comme ceux de la « frise des savants » devraient briller sur la tour Eiffel au premier trimestre 2027.
Adoption du budget 2026
Le conseil des ministres réuni le 19 janvier 2026 a autorisé le Premier ministre à engager la responsabilité du gouvernement (article 49.3) en vue de l'adoption du budget. Après deux premiers 49.3 sur les recettes et les dépenses, le Premier ministre a donc activé à nouveau le 49.3, le 30 janvier 2026, en lecture définitive du budget 2026.